1er Mai - Fête des travailleurs cosmiques

Thérébentine ne comprend pas pourquoi elle ne travaille pas le 1er Mai . Sa maman lui explique la provenance de ce jour férié.

Thérébentine en manifestation.

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Cher Journal,
Aujourd’hui nous sommes le 1er mai et c’est la fête du travail !
Quand maman m’a dit ça, j’ai d’abord cru qu’à l’école on allait travailler en chantant ! Un peu comme les 7 nains dans Blanche Neige, qui vont au travail en sifflotant, avec un grand sourire. J’adore ce conte ! Sauf que maman m’a dit ensuite qu’il n’y avait pas d’école le 1er mai, car c’était férié.
Je n’y comprenais plus rien et j’étais toute déboussolée ! Une fête du travail où on peut rester à la maison comme si c’était le week-end ? Ça n’avait pas de sens. Les adultes ont vraiment des idées bizarres parfois ! Maman m’a expliqué qu’il y a très longtemps, aux États-Unis, on travaillait 12 heures dans une journée. Ça me paraissait énorme ! Tu imagines, travailler la moitié de la journée ?
Les travailleurs aussi n’étaient pas d’accord pour passer autant de temps au travail, c’est pour cette raison qu’un jour, ils en ont eu marre et ont fait une grève. Ils ont manifesté pour travailler 8 heures et ont gagné !
Depuis, cette journée est devenue un symbole de la lutte des travailleurs pour améliorer leurs droits et leurs conditions de travail. C’est devenu le 1er mai et la tradition veut que l’on s’offre un brin de muguet en cadeau.

Thérébentine manifeste pour le 1er mai.

Maman dit toujours à Jerry qu’elle a deux boulots avec nous ! Un la journée et un autre qui commence le soir quand elle rentre à la maison. En toute logique, ça voudrait dire qu’elle devrait avoir droit à deux bouquets. Comme je n’avais pas de muguet sous la main, je me suis dit qu’elle méritait au moins un bouquet de fleur de pissenlit que je suis allée cueillir dans le jardin. Je l’ai donné à maman et j’ai décidé moi aussi de me mettre en position du lotus au milieu du salon pour faire la grève du travail.
Pour attirer l’attention de maman, j’ai commencé à claironner : « Plus de récréation, moins d’interrogations ! Plus de récréation, moins d’interrogations ! ». Mais je lui cassais les oreilles. Alors, pour couper court à ma cacophonie et mettre fin à mes revendications, elle m’a demandé ce que je voulais faire comme métier quand je serai adulte.
Je ne m’étais jamais posé la question, mais j’ai pensé directement à quelque chose…

Thérébentine rêve d'être un spationaute.

« Je serai une magicienne pour faire disparaître Idrogène quand elle ne veut pas me prêter ses jouets. Ou alors je voudrais bien être espationaute aussi ! »
Maman a rigolé et m’a dit que le mot « espationaute » n’existait pas. Apparemment on dit un « spationaute ». En France, on appelle ce métier spationaute, mais selon le pays pour lequel le travailleur spatial travaille, il change de nom. Par exemple aux États-Unis, on l’appelle « astronaute », tandis qu’on l’appelle « cosmonaute » en Russie.
Avec toutes ces explications, ce qui était sûr, c’est que je voulais être une navigatrice de l’espace !
Finalement, moi aussi j’avais un nouveau travail ! Un travail du soir, comme dirait maman. À partir de ce premier mai, j’ai décidé de faire des cartes du ciel pour apprendre à distinguer les étoiles !
Et quand j’en aurai découvert une nouvelle, je pourrai même lui donner un nom de mon choix ! Toi, si tu devais donner un nom à une étoile, tu l’appellerais comment ?  

Tu peux me répondre dans les commentaires sur Facebook ou Youtube ! Et je te dirai l’idée que je préfère dans ma prochaine histoire audio !